Extrait du sermon du deuxième dimanche de Carême a.D. 2009

11 mars 2009

Partie du sermon de monsieur le chanoine Rodié traitant de la difficulté à se concentrer durant nos prières. Pour voir le sermon en entier, cliquez ici.

Il en est qui récitent beaucoup de prières vocales, mais ces prières, quand nous ne pratiquons pas l’oraison mentale, se fait difficilement avec attention : si nous les disons avec un esprit distrait, le Seigneur les écoute peu. Il en est beaucoup qui prient, dit Saint Augustin, non avec leur voix, mais avec la voix du corps. Notre cri vers le Seigneur, c’est notre pensée. Il ne suffit pas de prier par la bouche, il faut aussi prier en esprit si nous voulons obtenir de Dieu les grâces que nous lui demandons. C’est l’expérience qui le prouve, beaucoup récitent des prières vocales, et ils font bien, mais ils n’en tombent pas moins dans le péché et continuent d’y vivre.

Suivant le mot de Saint Augustin : « Que votre cœur s’occupe de ce que professe vos lèvres ». En effet, comment voulez-vous que Dieu écoute ce que nous n’écoutons pas nous-mêmes ?

Au contraire, celui qui pratique l’oraison tombe difficilement dans le péché et si jamais il a le malheur d’y tomber, il ne demeurera pas aisément dans ce misérable état : ou il abandonne l’oraison, ou il quitte le péché ! Oraison et péché ne pouvant subsister ensemble.
Chers amis, l’oraison, selon Saint Laurent Justinien, met en fuite la tentation, dissipe la tristesse, répare les forces de l’âme, réveille sa ferveur et l’enflamme du divin amour. La méditation, disait Saint Bernard, règle les afflictions, gouverne les actions, redresse les défauts.
Mais, direz-vous, tout cela est bien beau, mais lorsque je veux méditer, je ne puis y trouver que désolation, distractions et tentations. Mon esprit est toujours errant, ne sait point se fixer et méditer…
Saint François de Sales répond à cela que, quand même nous nous occuperions dans l’oraison qu’à chasser et à repousser continuellement les distractions et tentations, elle n’en serait pas moins bien faite, pourvu que les distractions et tentations ne fussent pas volontaires. Le Seigneur voit avec plaisir la bonne intention que nous avons, et la peine que nous nous donnons pour persévérer jusqu’au bout du temps destiné à l’oraison, et il récompense ces efforts par des grâces abondantes. Nous ne devons pas aller à l’oraison pour y trouver du plaisir, mais pour faire le plaisir de Dieu.

Une Réponse to “Extrait du sermon du deuxième dimanche de Carême a.D. 2009”

  1. Ancilla Says:

    S’adonner à l’Oraison est difficile, mais en effet, est vecteur de beaucoup de grâces. Indispensable au discernement religieux aussi.

    Je le préfère à la Prière Vocale.


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