De la Confession

17 mars 2009

Il faut se confesser ! Presque tous les Catholiques le savent, mais qui le fait ? Qui a conscience de la réelle nécessité d’avoir recourt à ce sacrement ? La faute à qui ? A quoi ? Surement une transmission de la Doctrine qui ne s’est pas faite, des sermons occultant la nécessité de travailler à son Salut, mais c’est un autre débat …

Je ne suis qu’un Catholique, un Catholique qui essaie d’être pratiquant, sans grande érudition et doté d’une vague culture Chrétienne de base, de par ma conversion tardive. Mais je peux témoigner de la réalité des bienfaits des sacrements, de la Grâce. Je peux témoigner car ce sont des bienfaits réels qu’il est possible d’exposer.

Pourquoi exposer au grand public ces choses ? Car force est de constater que bien des personnes se prétendant Catholiques n’ont pas conscience de la nécessité de la prière et du secours de la Grâce, oubliant qu’ils ne sont pas seuls. La faute à qui ? A quoi ? C’est un autre débat … L’esprit est vaillant mais la chair est faible, comment vaincre le péché sinon en nourrissant l’esprit au moyen de la Grâce des Sacrements, lui donnant la force de corriger les petits travers du quotidien et de lutter contre les tentations. Autant de grappins qui nous retiennent de nous rapprocher de la Sainteté (Notre vocation à tous, de par notre baptême) et donc du Bon Dieu.

Il est un Rédempteur, mort pour nous, qui par ce geste a signé la Nouvelle Alliance entre Dieu et l’homme, une main tendue prête à pardonner et à nous accueillir, si seulement nous daignions, conscient de notre état imparfait et dans un geste d’humilité, la saisir ! L’orgueil est la plaie du monde moderne, il fait céder à la tentation suprême qui nous empêche de nous approcher de Dieu, croire pouvoir vivre sans l’aide de Dieu. Quelle meilleure arme pour combattre l’orgueil sinon de s’humilier. De faire fi de son petit ego, de s’agenouiller devant la Croix, symbole suprême de cette main tendue, et, par l’intermédiaire de son ministre, confier à Dieu nos fautes et notre grande douleur d’avoir contribué à broyer son Sacré-Cœur par nos péchés, et de demander pardon. Pardon ! J’ai retenu une chose d’une saine petite lecture (Petit Traité de la Prière), pour recevoir, il faut demander. La belle évidence, n’est-il pas ? Mais qui en a encore conscience ? Quel humaniste ne pense pas aujourd’hui avoir des droits sur Dieu, et que c’est à lui de devancer nos désirs ? Pour être pardonné et revenir près de Dieu, il faut demander pardon. C’est la base. Maintenant que nous avons un socle de réflexion commun, je vais vous dire que Dieu fait bien les choses.

Vous avez peut-être remarqué que plus le temps passe depuis notre dernière confession, plus notre conscience relativise et laisse passer des petites choses pas très correctes, mais qui au fond ne sont pas grand-chose. Le temps passant encore, on se dit, de toute façon maintenant j’ai déjà fait ces petites choses, alors je ne suis plus à ça près, alors nous commettons une faute un peu plus grave et nous répétons encore plus souvent la petite chose. Et ainsi continue notre avancée vers le précipice. Il n’y a qu’un remède contre cette marche infernale : effacer l’ardoise et recommencer en étant tout beau, tout neuf, tout propre ! Lavé de toutes ces fautes qui alourdissait notre âme. Et qui lave plus blanc que blanc ? Messire Dieu ! Et comment peut-il nous rendre plus blanc que blanc ? En le lui DE-MAN-DANT ! Haha ha, nous y sommes. Notre esprit retrouve alors sa force et sa vaillance des beaux jours ! Ces petites choses sont effacées avec une grande facilité par l’absolution, et nous revoilà, marchant, plus forts pour lutter contre la tentation, car nous avons le Christ avec nous, en nous et pour nous.

Comment voulez-vous que Dieu vous accueille le moment venu si vous n’avez pas signifié votre volonté d’être auprès de Lui de votre vivant ? Il n’attend que vous. Fi de l’orgueil, fi de ce sentiment d’indignité qui peut habiter quelques-uns, ce sont autant de chaînes qui nous empêche de nous rapprocher de Notre Seigneur.

Une Réponse to “De la Confession”

  1. Louis-Nicolas Says:

    La moelle est clairement établie. Je ne crois pas en saisir toute la substance. Beaucoup de relectures me permettront certainement d’y parvenir.
    Il y a du vrai, j’imagine. Mais tu n’évoques pas un point qui m’est cher :
    catholique d’origine, élevé dans la foi, j’ai grandi, baigné, comme tu dirais, dans la lumière divine. J’ai souvent été à la confession. C’était quelque chose, sinon d’obligatoire, du moins conseillé, dans mon cursus scolaire. J’y allais. Je ne crois pas que je savais réellement ce que je faisais. J’imagine que je devais vouloir me vider de mes péchés, et me sentir neuf. Ce que tu expliques très bien. J’ai le souvenir d’avoir été me confesser, mais mes réminiscences sont vagues quant à d’éventuelles sensations de réel bien-être. Je ne me souviens pas d’avoir été plus heureux d’avoir confessé mes péchés.


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