Considérations diverses sur la nouvelle Messe (Missel de Paul VI)

20 avril 2009

Quelques citations qui font comprendre non seulement les risques de la nouvelle Messe de 1969, mais aussi l’esprit protestant de cette Messe.

– « Rien dans la messe maintenant renouvelée ne peut gêner vraiment le chrétien évangélique(M. Siegvalt, professeur de dogmatique à la faculté protestante de Strasbourg. Lettre à évêque de Strasbourg, citée in « Le Monde » du 22 novembre 1969)

– « …les communautés non-catholiques pourront célébrer la sainte Cène avec les mêmes prières que l’Église Catholique. Théologiquement c’est possible ». (Max Thurian, pasteur protestant à Taizé. Cité dans « La Croix » du 30 mai 1969)

– Une grande revue protestante : « Les nouvelles prières eucharistiques catholiques ont laissé tomber la fausse perspective d’un sacrifice offert à Dieu ». (« une des plus grandes revues protestantes », citée par Jean Guitton in « la Croix » du 10 décembre 1969)

– « … il devrait être possible à un protestant de reconnaître dans la célébration Eucharistique Catholique, la Cène instituée par le Seigneur…nous tenons à l’utilisation des nouvelles prières eucharistiques ». (Consistoire supérieur de la confession d’Augsbourg et de Lorraine. Déclaration du 8 décembre 1973, publiée dans « L’Eglise en Alsace », janvier 1974, publication de l’Office diocésain d’information. – Cité dans « La nouvelle Messe », Louis Salleron, 2ème édition p.193)

– Pasteur Viot, président de la communauté luthérienne de Paris, louange la nouvelle messe et dit: « Nos ancêtres ont préféré aller au bûcher plutôt que d’accepter la messe Tridentine ». (Pasteur Viot, président du Consistoire luthérien de Paris – Cité dans « Una Voce » de juillet 1985)

– «La première fois que j’entendis la messe en français, j’eus peine à croire qu’il s’agissait d’une messe catholique, et ne m’y retrouvais plus. Seule me rassura la consécration, bien qu’elle fut mot pour mot pareille à la consécration anglicane(Julien Green, de l’Académie française, converti de l’Anglicanisme en 1916, dans « Ce qu’il faut d’Amour à l’homme », Plon 1978 p.135)

– « Un jour que j’étais à la campagne avec ma sœur Anne, nous assistâmes à une messe télévisée… Ce que je reconnus, comme Anne de son côté, était une imitation assez grossière du service anglican qui nous était familier dans notre enfance.» (Id, in id. p.138)

«Si l’on tient compte de l’évolution décisive de la liturgie catholique, de la possibilité de substituer au canon de la messe d’autres prières liturgiques, de l’effacement de l’idée selon laquelle la messe constituerait un sacrifice, de la possibilité de communier sous les deux espèces, il n’y a plus de raisons pour les Eglises de la Réforme d’interdire à leurs fidèles de prendre part à l’Eucharistie dans l’Eglise Romaine. » (Roger Mehl, protestant, dans « Le Monde » du 10 septembre 1970)

– « Il ne faut pas que la prière soit un objet de scandale pour nos frères séparés; c’est pourquoi nous allons enlever de la messe tout ce qui peut paraître être l’ombre d’un achoppement pour nos frères séparés ». (Mgr Bugnini in Osservatore Romano (journal officiel du Vatican), 15 mars 1965)

2 Réponses to “Considérations diverses sur la nouvelle Messe (Missel de Paul VI)”

  1. fromageplus Says:

    Je possède un enregistrement vinyl du discours de Paul VI devant l’ONU en 1969. Un document passionnant, qui dit sans ambiguité les espérances profondément humanistes et progressistes de ce Pape. Quasiment pas de référence à Dieu ou au Christ, beaucoup de célébration de la fraternité entre les peuples, la volonté de la paix mondiale,… Un discours qui fait beaucoup plus « air du temps » que ceux d’un Benoît XVI !
    Pour l’anecdote personnelle, c’est la messe tridentine qui m’a fait renouer avec la foi et la messe tous les dimanches…!

    • constantiam Says:

      Je suis sincèrement honoré par votre visite cher F+. Ma propre conversion a aussi été accompagnée par la découverte de la Messe de Toujours.
      Pour revenir à Paul VI, il est vrai qu’il s’est dit, à cette époque, des choses inquiétantes…

      «La fumée de Satan s’était répandue dans le Temple de Dieu à la suite du Concile Vatican II.
      On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église.
      Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête,
      les ténèbres, la recherche, l’incertitude ».
      Homélie de Paul VI


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