L’Alliance royale annonce la constitution de sa branche « jeunes » : les Jeunes Royalistes !

Pour répondre à la demande de nombreux jeunes royalistes venus à elle, de tous les horizons, l’Alliance royale a souhaité mettre en place une structure propre qui leur serait dédiée, dont le but, clairement rassembleur, est de promouvoir cette jeunesse royaliste, dans l’action et la réflexion.

Les Jeunes royalistes auront pour but de réunir tous les jeunes français de bonne volonté autour du projet commun qu’est la restauration de la royauté en France.

Les Jeunes Royalistes se posent d’ores et déjà pour objectif de prendre régulièrement position sur l’actualité, d’organiser des sessions de formation et de participer aux manifestations royalistes, actions militantes de terrain, ainsi qu’aux élections en soutenant les candidats de l’Alliance royale.

Les Jeunes Royalistes invitent dès maintenant tous les jeunes royalistes de France, ainsi que tout français de bonne volonté, à les rejoindre et à les contacter.

Gabriel Thibout, délégué national des Jeunes Royalistes

www.jeunes-royalistes.org

Groupe facebook

Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

Albert CAMUS

Source : Albert Camus, L’homme révolté, La Pléïade, p. 528-529.

Le désastre généralisé de la messe en français

• Bilan dans La Croix. Non pas de l’année qui s’achève, mais du désastre catholique, sur quarante ans, de 1965 (fin du Concile) à 2005 (élection de Benoît XVI). C’est le désastre des « messalisants », c’est-à-dire des catholiques allant chaque dimanche à la messe. En 1965, ils étaient 27 % de la population française. Ils ne sont plus que 4,5 % en 2005.

Ce bilan catastrophique se fonde sur une comparaison, aux diverses époques, de sondages d’opinion. Les sondages ne sont pas une science exacte. Mais ils ne peuvent pas inventer une chute de 27 à 4,5. La France est aujourd’hui, selon La Croix (et l’Ifop), « le pays catholique où la pratique dominicale est la plus basse ».

• Cette chute verticale de l’assistance à la messe est d’environ 12 % sous le pontificat de Paul VI et 11 % sous celui de Jean-Paul II. Puisqu’il s’agit de la messe, il est inévitable d’observer qu’un tel désastre est contemporain de l’interdiction de la messe traditionnelle par l’obligation d’une messe nouvelle en français.

On invoquera d’autres causes au désastre. Mais la messe en français reste la principale cause prochaine. Il faut se souvenir des raisons de l’institution d’une messe nouvelle, telles qu’elles ont été énoncées par Paul VI. Il s’agissait de sacrifier le latin et les magnifiques vêtements de la liturgie traditionnelle, dont il ne niait pas l’éclat merveilleux, mais qui étaient selon lui un obstacle à la participation des masses populaires, des journalistes et des hommes d’affaires. La nouvelle messe était donc explicitement imposée pour remplir les églises. Elle les a vidées.

• Isabelle de Gaulmyn, qui présente et commente ces chiffres terribles dans La Croix, s’en montre modérément atterrée. Elle a cru bon d’aller en demander l’explication à un « historien à l’Ecole pratique des hautes études ». On l’a connue moins mal inspirée. Ce personnage se nomme Denis Pelletier, et il a donné l’époustouflante consultation que voici :

« La courbe plonge à partir des années 1970, au moment où, après l’audace post-conciliaire des débuts, l’Eglise revenait à des positions plus classiques. »

Les années 1970 sont au contraire celles où bat son plein la plus spectaculaire et la plus scandaleuse « audace post-conciliaire », la suppression de la messe traditionnelle, abusivement remplacée par la messe en français, bavarde et démago.

Isabelle de Gaulmyn s’appuie sur la sentence paradoxale de l’historien Pelletier pour accentuer le paradoxe :

« La courbe historique [du désastre] montre en tout cas que l’on ne peut attribuer, comme certains l’ont fait, ce décrochage à Vatican II. »

Ah, bon, l’essentiel est sauvé.

• A la page suivante du même numéro de La Croix (29 décembre), Frédéric Mounier, qui a remplacé à Rome Isabelle de Gaulmyn, nous rapporte un propos bien consolant du cardinal Poupard :

« Il faut se souvenir de l’homélie de Paul VI lors de l’ouverture de son pontificat. Pour lui, avant de parler, l’Eglise devait se faire écoute. Ce fut le thème de sa première encyclique. De même (…), il n’a pas condamné la jeunesse en ébullition. Il s’est interrogé : – Saurons-nous les comprendre ? »

Que le Cardinal se rassure. On s’en est beaucoup souvenu. La hiérarchie ecclésiastique, sauf Benoît XVI et quatre ou cinq évêques, écoute d’abord, écoute avant tout, écoute énormément les « tendances actuelles ». Si bien que ce n’est plus guère : « Allez enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Ce n’est plus guère ; « Allez dans le monde entier, proclamer l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16,15-16). C’est plutôt : Allez écouter ce qu’on dit dans le monde, comprenez leurs désirs, accompagnez leurs problèmes…

Alors, qu’on ne s’étonne pas : même les chiffres se mettent à hurler.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 7000 de PRESENT du Jeudi 31 décembre 2009, via Tradinews

IRAK :

24.12.09

- Deux attentats simultanés dans deux églises à Mossoul.

http://www.bivouac-id.com/2009/12/24/irak-deux-attentats-simultanes-dans-deux-eglises-a-mossoul/

- Ankawa.com : Un jeune assyrien de 23 ans a été abattu de sang froid à Mossoul à la veille de noël

Ce matin, un autre jeune de notre peuple (assyro-chaldéen-syriaque) qui vivait à Mossoul est tombé martyre. Des hommes armés ont tiré des coups de feu sur un chrétien Assyrien Bassel Icho Youhana qui avait seulement 23 ans. Selon les sites internet assyriens chaldéens syriaques Ankawa.com, ce jeune abattu de sang froid était conducteur de bus de la société de confection de Mossoul, le corps du défunt Bassel Icho Youhanna a été emmené au village de Bartillé pour être inhumé

Source : ankawa.com

23.12.09

- Deux morts dans un attentat contre la plus vieille église de Mossoul

http://www.romandie.com/infos/news2/091223155741.nvd40nh9.asp

Mossoul/église: 2 morts dans l’attentat

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/23/01011-20091223FILWWW00367-mossouleglise-2-morts-dans-l-attentat.php

- Deux passants musulmans ont été tués et cinq autres personnes ont été blessées aujourd’hui dans un nouvel attentat à la veille de Noël contre une église de Mossoul (nord), où les rebelles sunnites sont encore très actifs, ont indiqué une source hospitalière et un témoin.

« Le nouveau bilan est de deux morts et cinq blessés car un des blessés a succombé. Selon les cartes d’identité, les deux morts sont des musulmans », a affirmé une source hospitalière.

Un premier bilan de source policière faisait état d’un tué et de six blessés.

« Vers 11H00 (08H00 GMT), une charrette transportant de la farine, garée en face de l’église syriaque orthodoxe Saint Thomas dans le quartier As-Saa (centre), a explosé, causant des dommages » au lieu de culte, a affirmé à l’AFP Hamis Paulos, le témoin.

« Il n’y pas de mot pour décrire ce qui se passe. C’est sûrement un cadeau de Noël, un message de félicitations alors que nous célébrons une fête d’amour et de paix », a déclaré avec une ironie amère à l’AFP le père Faez Wadihah, de l’église syriaque orthodoxe de la Vierge Très Pure, cible d’un attentat il y a une semaine.

« Mais nous prierons dans les rues, les maisons, les magasins. Dieu est partout, pas seulement dans les églises », a-t-il ajouté.

Il s’agit du cinquième attentat contre des lieux de culte chrétiens en moins d’un mois dans cette ville situé à 350 km au nord de Bagdad.

Le 15 décembre, un nourrisson a été tué et 40 personnes ont été blessées, dont des lycéens, dans l’explosion d’une voiture piégée visant l’église de la Vierge Très Pure et une école chrétienne à proximité.

- MOSSOUL (Irak), 23 déc 2009 (AFP) – Un mort dans un attentat contre une église de Mossoul à la veille de Noël

Un passant a été tué et six autres ont été blessés dans un nouvel attentat à la veille de Noël contre une église du centre de Mossoul (nord), où les rebelles sunnites sont encore très actifs, ont indiqué la police et un témoin.

« Un passant a été tué et six autres ont été blessés dans un attentat contre une église », a affirmé un officier de police.

« Vers 11H00 (08H00 GMT), une charrette transportant de la farine, garée en face de l’église syriaque orthodoxe Saint Thomas dans le quartier As-Saa, a explosé, causant des dommages » au lieu de culte, a affirmé à l’AFP Hamis Paulos, le témoin.

C’est le cinquième attentat contre des églises en moins d’un mois dans cette ville situé à 350 km au nord de Bagdad.

L’armée irakienne a été mise en état d’alerte en raison de menaces visant les chrétiens dans plusieurs villes à l’approche de Noël, avait affirmé vendredi le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad al-Askari.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/091223084336.yus3ff57.htm

- un mort dans un nouvel attentat contre une église de Mossoul

http://www.romandie.com/infos/news2/091223090716.1st6kt4y.asp

21/12/09

- L’évêque chaldéen de Bassorah, la grande ville du sud de l’Irak a demandé aux chrétiens, dans un communiqué, de ne pas organiser de festivités publiques pour Noël :

« L’évêque de Bassorah Iman al-Banna demande à tous les frères chrétiens de ne pas afficher leur joie, de ne pas célébrer publiquement la fête de la Nativité ni de recevoir des invités chez eux pour afficher notre respect vis-à-vis des musulmans, spécialement des chiites, à l’occasion du Mouharram. Nous leur demandons de célébrer uniquement la messe dans leurs églises et de commémorer la Nativité chez eux. »

http://www.chretiente.info/200912215613/la-dhimmitude-des-chretiens-dirak/

17/12/2009 :

- Un chrétien assassiné en Irak

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/17/01011-20091217FILWWW00699-un-chretien-assassine-en-irak.php

Deux attentats contres des églises et une école chrétiennes syriaques à Bagdad

http://religions.blog.lenouvelliste.ch/2009/12/17/deux-attentats-contres-des-eglises-et-une-ecole-chretiennes-syriaques-a-bagdad/

Attaques antichrétiennes en Irak

http://69.65.3.173/~lhtq54w0/chretiente_info/?p=1865

15/12/2009 :

- Attentat meurtrier contre des chrétiens en Irak

http://journalchretien.net/+Attentat-meurtrier-contre-des,17148+.html

Irak: quatre morts et 54 blessés dans des attentats

http://www.lalibre.be/actu/international/article/549555/irak-quatre-morts-et-54-blesses-dans-des-attentats.html

- Attentats en Irak contre deux églises syriaques

http://www.lameuse.be/actualite/fil_info/2009-12-15/attentats-en-irak-contre-deux-eglises-syriaques-747695.shtml

TURQUIE :

14/12/2009 :

- Affaire des minarets : Un prêtre assyrien menacé !

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=56740

09/12/2009 :

- Les syriaques, une communauté chrétienne en voie de disparition

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=38443

La vérité sur Pie XII

21 décembre 2009

Article qui retrouve toute son utilité et actualité en ce moment.

Une béatification discutée,

par Pierre Gelin.

Le cinquantenaire de la mort de Pie XII, le 9 octobre prochain, promet de nouveaux bras de fer entre les partisans de sa « culpabilité » et ceux de sa béatification. La moindre annonce, même infondée, est un prétexte pour relancer la polémique du vide.

À ce sujet, l’année 2007 peut être considérée comme « l’année Pie XII » tant les « révélations » se sont multipliées en dépit du bon sens historique. Afin de bien comprendre la situation actuelle, il convient de revenir sur ces temps forts qui ont amené le pape Benoît XVI à retarder la béatification de son prédécesseur

Beaucoup de bruit pour rien

En janvier 2007, le général Ion Pacepa, ancien haut dirigeant du KGB, révèle que les communistes ont créé de toutes pièces la légende noire autour de Pie XII : la pièce Le Vicaire, écrite par Rolf Hochhut, participerait de cette campagne des services secrets visant à briser l’influence d’un pape profondément anticommuniste. Si des soupçons existaient déjà dans les années soixante sur le rôle du KGB dans la parution de cette pièce, jamais une telle preuve n’avait été apportée. Deux mois plus tard éclate la polémique entre Israël et le Saint-Siège – via Mgr Antonio Franco, nonce en Terre Sainte – à propos d’une présentation critique de Pie XII par le Mémorial de Yad Vashem en mars de la même année. La venue du prélat ne s’est faite qu’à la condition de réexaminer les propos tenus sur le pape Pacelli. En avril, le cardinal Bertone publie une circulaire de Pie XII, dont fait mention le père Pierre Blet dans son ouvrage (1), adressée aux instituts religieux et datée du 25 octobre 1943, demandant aux religieux d’accueillir et de sauver tous les Juifs qui le demandent.

Les mois de mai et juin furent particulièrement denses : Pie XII fut au centre de nombreux débats. Tout d’abord, le mardi 15 mai 2007, la Congrégation pour la cause des saints a approuvé à l’unanimité une déclaration sur les vertus du pape Pie XII, laissant dorénavant au pape le soin de reconnaître l’héroïcité de ses vertus. La réaction fut immédiate : la fin du mois de mai vit ressurgir une polémique qui ne fut pas sans rappeler l’affaire de « l’encyclique cachée »… texte qui n’était ni encyclique, ni cachée : Emma Fattorini, historienne reconnue, aurait découvert un discours qu’aurait dû prononcer Pie XI s’il n’était pas mort la veille. Pie XII se serait empressé, sitôt son élection au siège de Pierre, de faire disparaître ce texte dénonçant violemment l’antisémitisme. Bien entendu, cette affaire n’était qu’un vaste tissu d’erreurs ; la première d’entre toutes fut que ce texte avait déjà été publié par… Jean XXIII dans la Documentation catholique.

Le 5 juin 2007, Andrea Tornielli publia la première biographie complète de Pie XII, qui fit l’objet d’une présentation officielle au Vatican (2). Cet ouvrage, considéré comme le travail le plus sérieux réalisé jusqu’à présent, souligne tous les aspects de la personnalité du pape Pacelli et de son pontificat. Quelques jours plus tard, le 21 juin, parut en France l’étude du rabbin David Dalin sur l’attitude de Pie XII envers les Juifs (3). La conclusion est sans appel : le pape mériterait d’être « Juste parmi les nations », haute distinction d’un peuple outragé envers ceux qui l’ont aidé.

Cette énumération fastidieuse est destinée à rappeler que la situation, sur le plan international, est tendue dès qu’il s’agit d’aborder le pontificat de Pie XII. C’est cet enchaînement de faits qui a influencé Benoît XVI et l’a amené à reporter la promulgation reconnaissant l’héroïcité des vertus de Pie XII, ouvrant ainsi la voie à sa possible béatification. Avant de porter tout jugement sur cet acte, il nous faut examiner la raison pour laquelle Benoît XVI a agi de la sorte, le 17 décembre dernier : Pie XII ne figurait pas dans la liste des huit personnes promises à une béatification prochaine, avec la grâce de Dieu. Parallèlement, Benoît XVI nomma une commission pour étudier le dossier de son prédécesseur. Il n’en fallut pas plus pour que certains journaux, notamment français, interprètent outrancièrement cette décision, en évoquant une « remise en question », voire « l’enterrement du dossier ». Le journaliste Hervé Yannou compara subtilement, et de manière détournée, ce cas avec celui du père Léon Dehon dont le procès de béatification fut suspendu par Benoît XVI suite à la découverte d’écrits antisémites de ce prêtre français. Le pape demanda à une commission d’étudier la question, qui remit un rapport négatif amenant Benoît XVI à classer le dossier. À première vue, que de points communs entre le père Léon Dehon et le pape Pie XII ! Mais que de raccourcis également ! Tout d’abord, il n’y a strictement aucune trace d’antisémitisme dans les écrits de Pie XII, même lorsqu’il n’était encore que l’abbé ou le cardinal Eugenio Pacelli. De plus, la commission qui a été nommée par le pape pour étudier le cas de cette béatification ne laisse aucune ambiguïté sur les intentions de Benoît XVI : il s’agit d’une commission interne à la Secrétaire d’État.

Précisons, pour qui n’est pas habitué des procédés du Vatican, qu’il s’agit d’une décision diplomatique et non théologico-spirituelle ; le vote de la Congrégation pour la cause des saints n’est pas abrogé. Ainsi que l’explique le père Peter Gumpel, jésuite et relateur de la cause (l’équivalent du juge d’instruction) : « Ce ne sont pas les vertus héroïques de Pie XII qui sont en cause, car, de ce point de vie, la Secrétairie d’État, qui est l’organisme diplomatique du Saint-Siège, n’est pas compétente. [C’est donc] une décision sage qui devrait permettre d’évaluer les conséquences d’une béatification de Pie XII à la lumière des relations entre Israël et le Saint-Siège. »

La voie de la prudence

Loin de remettre en cause l’action de son prédécesseur, ainsi que ses vertus, Benoît XVI choisit la voie de la prudence. L’affaire, certes inhabituelle, est diplomatique, politique et contemporaine. Nous pouvons l’approuver ou la déplorer. La récente parution, en mars dernier, de l’ouvrage de Saul Friedländer (4), relayé par tous les grands médias nationaux et internationaux, tend à donner raison au pape. En effet Saul Friedländer n’est pas un inconnu ; grand historien du nazisme, mondialement connu, ce rescapé de la Shoah s’est fait connaître par un livre publié dès 1964, intitulé Pie XII et le IIIe Reich, et qui connut un très vif succès, malgré la fragilité de ses sources. Son nouvel ouvrage évoque de nouveau et à plusieurs reprises l’attitude négative du Vatican avec, en première ligne, Pie XII. Un excellent article de Frédéric Le Moal revient longuement sur cette récente parution (5).

Mais Pie XII a agi. Jean-Marie Mayer, Philippe Levillain, Andrea Tornielli, David Dalin, Pierre Blet, Jean Chaunu, Jean Chélini, Philippe Chenaux, etc., sont autant d’historiens qui, par leurs études, confirment l’action bénéfique de Pie XII, de son ordination sacerdotale à sa mort. Son influence fut palpable sur tous les plans : politique, culturel, humain, théologique, spirituel. Il n’est pas un domaine qui n’ait été traité par ce grand pape.

Sagesse de Benoît XVI

Face à ces témoignages et à ce foisonnement de documents, la thèse d’un « silence » de Pie XII est un mythe qui ne puise sa force que dans la répétition assourdissante menée par des moyens de communication modernes étouffant réflexion et esprit critique. Mais le mal est fait. Benoît XVI, en retardant l’échéance, ne choisit plus seulement une voie de prudence, mais une voie de sagesse. Certes nous aurions aimé une béatification retentissante pour le 50e anniversaire de la mort de Pie XII ; mais le pape sait que les médias se nourrissent de polémiques pour faire éclore le mensonge et la calomnie. La vérité sur Pie XII ne naîtra pas d’une provocation : elle sera le fruit de l’attitude sapientale de l’Église.

Notes :
(1) Pierre Blet, s.j., Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d’après les archives du Vatican, Perrin, 1997.
(2) Andrea Tornielli, Pio XII. Eugenio Pacelli. Un uomo sul trono di Pietro, Mondadori, 2007.
(3) David Dalin, Pie XII et les Juifs, Tempora, 2008.
(4) Saul Friedländer, L’Allemagne nazie et les Juifs. Les années d’extermination, 1939-1945, Seuil, 2008.
(5) Frédéric Le Moal, « Saul Friedländer et Pie XII », sur www.pie12.com, 7 avril 2008.

Serment antimoderniste

14 décembre 2009

Voic le serment antimoderniste établi par le Pape Saint Pie X qui n’est plus récité depuis le Pape Paul VI.

Motu proprio « Sacrorum antistitum » promulgué par le Pape Saint Pie X, le 1er septembre 1910.

Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.

- Et d’abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi, démontré à la lumière naturelle de la raison « par ce qui a été fait » Rm 1,20 , c’est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.

- Deuxièmement, j’admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c’est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties comme des signes très certains de l’origine divine de la religion chrétienne et je tiens qu’ils sont tout à fait adaptés à l’intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d’aujourd’hui.

- Troisièmement, je crois aussi fermement que l’Eglise, gardienne et maîtresse de la Parole révélée, a été instituée immédiatement et directement par le Christ en personne, vrai et historique, lorsqu’il vivait parmi nous, et qu’elle a été bâtie sur Pierre, chef de la hiérarchie apostolique, et sur ses successeurs pour les siècles.

- Quatrièmement, je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu’à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l’invention hérétique de l’évolution des dogmes, qui passeraient d’un sens à l’autre, différent de celui que l’Eglise a d’abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l’Epouse du Christ, pour qu’elle garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l’effort humain et qu’un progrès indéfini perfectionnerait à l’avenir.

- Cinquièmement, je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n’est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l’inclination de la volonté moralement informée, mais qu’elle est un véritable assentiment de l’intelligence à la vérité reçue du dehors, de l’écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l’autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur.

Je me soumets aussi, avec la révérence voulue, et j’adhère de tout mon cœur à toutes les condamnations, déclarations, prescriptions, qui se trouvent dans l’encyclique Pascendi (3475-3500) et dans le décret Lamentabili 3401- 3466, notamment sur ce qu’on appelle l’histoire des dogmes.

De même, je réprouve l’erreur de ceux qui affirment que la foi proposée par l’Eglise peut être en contradiction avec l’histoire, et que les dogmes catholiques, au sens où on les comprend aujourd’hui, ne peuvent être mis d’accord avec une connaissance plus exacte des origines de la religion chrétienne.

Je condamne et rejette aussi l’opinion de ceux qui disent que le chrétien savant revêt une double personnalité, celle du croyant et celle de l’historien, comme s’il était permis à l’historien de tenir ce qui contredit la foi du croyant, ou de poser des prémices d’où il suivra que les dogmes sont faux ou douteux, pourvu que ces dogmes ne soient pas niés directement.

Je réprouve également la manière de juger et d’interpréter l’Ecriture sainte qui, dédaignant la tradition de l’Eglise, l’analogie de la foi et les règles du Siège apostolique, s’attache aux inventions des rationalistes et adopte la critique textuelle comme unique et souveraine règle, avec autant de dérèglement que de témérité.

Je rejette en outre l’opinion de ceux qui tiennent que le professeur des disciplines historico-théologiques ou l’auteur écrivant sur ces questions doivent d’abord mettre de côté toute opinion préconçue, à propos, soit de l’origine surnaturelle de la tradition catholique, soit de l’aide promise par Dieu pour la conservation éternelle de chacune des vérités révélées ; ensuite, que les écrits de chacun des Pères sont à interpréter uniquement par les principes scientifiques, indépendamment de toute autorité sacrée, avec la liberté critique en usage dans l’étude de n’importe quel document profane.

Enfin, d’une manière générale, je professe n’avoir absolument rien de commun avec l’erreur des modernistes qui tiennent qu’il n’y a rien de divin dans la tradition sacrée, ou, bien pis, qui admettent le divin dans un sens panthéiste, si bien qu’il ne reste plus qu’un fait pur et simple, à mettre au même niveau que les faits de l’histoire : les hommes par leurs efforts, leur habileté, leur génie continuant, à travers les âges, l’enseignement inauguré par le Christ et ses apôtres.

Enfin, je garde très fermement et je garderai jusqu’à mon dernier soupir la foi des Pères sur le charisme certain de la vérité qui est, qui a été et qui sera toujours « dans la succession de l’épiscopat depuis les apôtres », non pas pour qu’on tienne ce qu’il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge de pouvoir tenir, mais pour que « jamais on ne croie autre chose, ni qu’on ne comprenne autrement la vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les apôtres.

Toutes ces choses, je promets de les observer fidèlement, entièrement et sincèrement, et de les garder inviolablement, sans jamais m’en écarter ni en enseignant ni de quelque manière que ce soit dans ma parole et dans mes écrits. J’en fais le serment ; je le jure. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Evangiles.

Cette lettre fait suite à sa conversion.

Le mensonge le plus éhonté qui soit…

Moi, soussigné, jadis Grand Maître du siège, et aussi ancien grand prêtre (Hiérophante) et Souverain suprême ainsi que « Super Comthur » (détenteur d’un ordre de classe supérieure, ou commandeur), fondateur d’un ordre maçonnique en Égypte et de ses Loges, je déclare par la présente que j’ai été pendant trente ans membre de la secte des francs-maçons, pendant douze ans Souverain suprême de l’Ordre et avoir eu pendant tout ce temps de connaître minutieusement et à fond et d’apprendre le projet et les visées que l’Ordre poursuit.

Il se donne pour une institution purement philanthropique, philosophique et libérale, qui aspire à la vérité et à l’avancement de la moralité et dont l’objet serait aussi la science, l’art et la bienfaisance. Il donne l’assurance de se comporter avec une égale tolérance à l’égard des diverses confessions de foi, que les questions de la religion et de la politique ne sont absolument pas discutées dans les réunions de l’Ordre. Et, de plus, l’Ordre prétend que la franc-maçonnerie n’est pas une secte religieuse, mais un Temple de la Justice, de la Miséricorde et de l’Amour du prochain.

À l’encontre de cela, je déclare que la franc-maçonnerie n’est aucunement ce pour quoi elle se donne. Tout le bien qu’on prétend trouver dans ses lois, ses rituels, ce n’est pas vrai. C’est le plus éhonté des mensonges et rien de plus ; tout ce bavardage sur ces vertus hypocritement professées, à savoir : la justice, la miséricorde, la bienfaisance et l’amour, elles sont introuvables soit dans les loges, soit dans les cœurs des francs-maçons, vu que ces vertus leur sont tout à fait étrangères – à peu d’exceptions près – et ne sont pas du tout exercées par eux.  La vérité n’a pas de place dans la franc-maçonnerie et elle est complètement étrangère aux frères des loges.  Dans l’Ordre franc-maçon prévaut un mensonge qui ne recule devant rien et y règne sous le couvert hypocrite de la vérité, tromperie et mauvaise foi qui enchaînent dans les liens de l’erreur le peuple frivole.

J’affirme que la franc-maçonnerie est une secte religieuse dont le but est de détruire toutes les religions existantes et de s’installer à leur place et de ramener ainsi le monde à l’antique culte des idoles. À présent que je suis totalement convaincu d’avoir été pendant trente ans dans l’erreur, que j’ai reconnu sur quoi est basé tout le système franc-maçon, et après avoir répandu cette doctrine et avoir amené d’autres à la répandre, de sorte qu’une grande masse de gens m’a suivi dans l’erreur, je m’en repens sincèrement.

Éclairé maintenant là-dessus par Dieu, je me rends compte de tout le mal que j’ai commis par là, en raison de quoi je rejette la franc-maçonnerie et m’en désolidarise, en avouant avec repentir mes erreurs devant l’Église.  Je demande pardon à Dieu de tout le mal dont j’ai donné l’exemple pendant le temps de mon appartenance à l’Ordre de la franc-maçonnerie, et j’implore de notre Souverain Pasteur, Sa Sainteté le Pape Léon XIII le pardon, comme aussi de quiconque que j’ai attiré de quelque manière que ce soit dans l’erreur.

le 18 avril1896

Émile Zola

par le père Eugène Kuhn, missionnaire du Sacré-Cœur

Vox Vitae (89, rue du Trône, Bruxelles, B-1050 – mai 1996) cite le magazine allemand Diagnosen du 1er janvier 1995, lequel est entièrement neutre en matière de religion.

Zola visitait un jour une église de village, non pour y prier mais pour se moquer des « sottes gens » qui s’y rassemblent.  Ce jour fut cependant le plus remarquable de toute sa vie.

ÉTRANGE GUÉRISON - Ce soir-là, Zola glissa et se fit trois fractures au pied. Pendant que nous cherchions un médecin en ville le pied avait tellement enflé qu’essayer de le soigner parut à peu près hors de question. Deux mois passèrent et son état empira à tel point que les médecins envisagèrent l’amputation de la jambe pour sauver la vie du patient.

Le soir de Noël, Zola était alité, incapable de se joindre aux amis venus lui rendre visite. Il fit cette nuit-là un rêve singulier: il était dans l’église même qu’il avait visitée lorsqu’il s’était fracturé le pied. Tout son entourage se réjouissait de l’intégrité de ses membres, mais lui marchait avec des béquilles. Soudain, il aperçut près d’un mur latéral une belle dame tenant un enfant dans ses bras. Elle lui parut d’abord immobile, puis elle se dirigea rapidement vers l’autel et se retourna vers le malade avec un air de reproche: « N’as-tu donc aucune demande à me faire que je pourrais t’accorder ? Jette ces béquilles et marche ! » Le malade obéit, tout en se disant, « Certes, ici je puis bien marcher, mais attendez que je sois dehors. »  Le rêve (l’apparition) ne lui inspirait aucune crainte; au contraire, la dame lui donnait l’impression d’une mère aimante. Et, pendant son sommeil, il se mit à chantonner doucement le « Dominus vobiscum » qu’il avait entendu à l’église.

Le lendemain matin, sa femme qui, pendant la nuit, l’avait entendu avec étonnement fredonner ce chant d’église, lui demanda ce que signifiait cet étrange événement. La réponse fut qu’elle devrait aujourd’hui même allumer un cierge devant l’image de la Mère de Dieu.  C’est alors que Zola éprouva dans son pied malade des tiraillements et des élancements étranges.  Il essaya de se lever, ce qu’il fit sans aucune difficulté; il ne sentait plus aucune douleur et il ne restait plus trace de l’enflure.

Se conformant au désir du curé du lieu, Zola mit d’abord par écrit le récit complet de cette guérison merveilleuse et il se confessa ensuite à Mgr Sallois, archevêque de Calcédoine, auquel il remit également, signé de sa main, le document qui suit.

Source : Marana Tha

Traduction personnelle d’un article de Gregor Kollmorgen du blog New Liturgical Movement.

Benoît XVI célébre la Messe ad orientem

Aujourd’hui, le Saint-Père a célébré la Messe avec les membres de la Commission théologique internationale, qui a son assemblée annuelle en ce moment. La messe a été dite dans la Chapelle Pauline du Palais apostolique, ré-inauguré en juillet, après un travail de restauration de grande envergure qui comprenait un repositionnement de l’autel, afin que la messe puisse être célébrée versus populum et versus Deum / ad orientem.

Aujourd’hui, le Pape Benoît XVI a lui-même profité de cette nouvelle possibilité et a célébré la Messe ad orientem. Il s’agit, autant que je sache, de la première fois que le Saint-Père célèbre la messe en public dans la posture traditionnelle sur un autel autoportant qui permet les deux formes de la célébration.

Le pape Benoît XVI envoie ainsi un signal important, en soulignant que cette orientation liturgique est licite – et même encouragée – et pas seulement avec des autels qui sont fixés au mur ou un retable, et qui ne permettent donc pas l’autre forme de célébration, mais avec n’importe quel autel où cela est matériellement possible.

Note de moi-même : La Messe ad orientem n’est pas nécessairement la messe Tridentine (forme extraordinaire). Le nouvel Ordo Missae de 1969 permet la célébration de la Sainte Messe versus Deum. Sa Sainteté a célébré la Messe sous la forme ordinaire (Paul VI) ad orientem.

Rassemblement royaliste unitaire le 14 juillet 2010 à ParisUne initiative intéressante ne dépendant d’aucun mouvement ni d’aucune mouvance royaliste en particulier.

Ça ne demande pas beaucoup d’effort, juste de se bouger et d’être là !

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